D’après l’Office des céréales, les surfaces de céréales seraient en nette progression pour cette campagne. Les surfaces de maïs augmentent de 60 000 hectares et celles de blé tendre de 340 000 hectares. La prochaine campagne débutera avec un niveau de stocks très bas mais le président de l’Onic craint que les cours ne soient affectés par les céréales d’Ukraine et de Russie qui pourraient être “rebaptisées” aux frontières de la nouvelle Europe. Par ailleurs, il s’est dit préoccupé par les négociations avec le Mercosur sur le bioéthanol, estimant que la filière céréale comptait beaucoup sur ce débouché.
L’Onic a donné les premières estimations de surfaces en maïs pour la campagne 2004 lors de la conférence de presse mensuelle du 5 mai. En France, celles-ci devraient progresser de 60 000 hectares à plus de 1,7 millions d’hectares, ce qui est encore inférieur de 100 000 hectares au niveau atteint en 2002. L’Onic explique cette hausse par “les très bons prix de la campagne en cours et la réduction du taux de jachère à 5%”. Le blé devrait quand à lui retrouver les surfaces perdues en 2003, suite aux dégâts du gel, pour atteindre 4,9 millions d’hectares, soit 340 000 hectares de plus que l’an passé. Au total, les surfaces de céréales devraient occuper près de 9,2 millions d’hectares contre 8,8 millions en 2003 .
Des stocks de fin de campagnes encore plus bas que prévu
La prochaine campagne devrait s’amorcer avec des stocks encore plus bas que prévu. La hausse du dollar aidant, les blés français sont de nouveau compétitifs à l’international et les exportations devraient atteindre 3,9 millions de tonnes, soit 300 000 tonnes de mieux que l’estimation du mois dernier. Par ailleurs, les incorporations de blé dans l’aliment du bétail sont meilleures que prévu. Le maïs bénéficie pour sa part de ventes sur l’Union européenne en hausse de 130 000 tonnes par rapport aux dernières estimations. Pour la prochaine campagne, le président de l’Onic Christian Lapointe a pointé l’incertitude que représentaient les récoltes russe et ukrainienne et fait part de sa crainte que celles-ci soient “rebaptisées” aux frontières de la nouvelle Europe, contournant ainsi les contingents d’importation. Il a également exprimé sa préoccupation concernant les négociations entre l’UE et le Mercosur sur les cultures énergétiques. Selon lui, “ le développement de notre production vers les débouchés énergétiques est une véritable espérance qui doit se concrétiser. L’objectif de 5,75% d’incorporation de bioéthanol dans les carburants à l’horizon 2010 représenterait 28 millions de tonnes. C’est un niveau équivalent à la production française de blé. C’est considérable!”.
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(FH)