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Journées Maïs Les surfaces en semences de maïs vers « des niveaux plus habituels »

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L'Union française des semenciers (UFS) prévoit un réajustement de la sole en semences de maïs à « des niveaux plus habituels » l'an prochain, après le record de 2014. Côté surface totale de maïs, un maintien ou une légère baisse des semis est prévu en 2015.

QUELQUE « 93 500 hectares atteints cette année en France, c'est du jamais vu », a souligné le vice-président Jean Menvielle en assemblée générale le 23 octobre à Paris. La hausse représente 19 % par rapport au précédent programme de production de semences de maïs. « Cela intervient après deux campagnes difficiles, avec un disponible sous tension et un marché Grande Europe très dynamique. À terme, il faut plutôt viser 60 à 70 000 ha. » 2 490 variétés ont par ailleurs été multipliées en 2014. Il s'agit là d'un autre record, signe de la forte segmentation du marché.

De nouvelles régions, au nord et à l'est, se sont lancées dans la production de semences de maïs. Et dans les régions historiques (Sud-Ouest, Pays de la Loire, basse vallée du Rhône, Limagne), une densification est intervenue. Le nombre d'agriculteurs multiplicateurs a ainsi progressé de 12 % (à 4 130), quand la surface moyenne par exploitation s'est accrue de 6 % (à 20,1 ha). L'Hexagone conforte ainsi sa première place européenne, avec 47 % des surfaces qui atteignent 199 100 ha dans l'UE à 28. « La France est le pays qui a le mieux répondu à la demande d'augmentation des superficies », a considéré Jean Menvielle. De bonnes récoltes sont attendues dans presque toute l'Europe. Cela doit permettre de reconstituer les stocks de report au-delà du seuil de 50 % des ventes.

Le marché marque une pause

Côté surfaces totales de maïs, l'UFS table sur un maintien ou une légère baisse des semis en 2015 dans l'Hexagone. Evolution qui se rapproche de la pause intervenue en 2014 pour l'Europe élargie (-0,5 %), où cinq années de forte croissance (+30 %) ont été observées antérieurement.

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Le marché reste tiré par la Russie (+8 % en 2013-14), l'Allemagne (+3,4 %), dont la croissance est soutenue par la production de biogaz. En France, les surfaces affichent une baisse (-3,5 %), après trois années d'augmentation des ventes de doses.

Des perspectives favorables

« Sur le long terme, le maïs reste la culture la plus dynamique en Europe », a estimé le vice-président Rémi Bastien. Une étude de la Commission européenne prédit d'ailleurs 10 % d'augmentation des surfaces en 10 ans, 1 % de rendement en plus tous les ans.

« Dans un contexte économique difficile pour les agriculteurs, la meilleure des réponses est l'innovation », a-t-il souligné, en rappelant le chiffre de 1,2 quintal gagné par hectare chaque année.