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La baisse de 4 centimes à 1,230 euro du cours du porc vif le 30 juillet au Marché du porc breton de Plérin, fait craindre une « hécatombe » parmi les producteurs, ont prévenu les syndicats FDSEA et JA des quatre départements bretons.
Encore une baisse le 30 juillet au marché du porc Breton. A 1,230 euro le kilo de porc vif, les éleveurs craignent de ne plus pouvoir maintenir leurs exploitations. En effet, cette baisse intervient au cœur de l’été, période de forte consommation de viande de porc qui soutient habituellement les cours. « Après trois ans de cours difficiles, voire catastrophiques, nous voilà revenus à un coût en dessous du prix d’équilibre. Quelle profession peut accepter cela ? », déplorent les syndicats. Qui ajoutent qu’au cœur de la crise, les 10 000 exploitations porcines (40 000 emplois directs) ont perdu l’équivalent de 125 millions d’euros. Les syndicats estiment que les promesses faites aux producteurs sur la transparence sur les prix – « observatoire des marges, brigades de contrôle des prix » – n’ont rien donné : « les prix (sont) en hausse pour les consommateurs, (…) en baisse pour le producteur ». Et ce malgré l’existence du rapport d’Eric Besson sur « la formation des prix alimentaires » (décembre 2008) et de l’enquête de l’UFC Que Choisir.
Les syndicats bretons regrettent la position de l’Europe, « sourde » à leurs demandes (de réactivation des restitutions à l’exportation notamment) et celle de la France qui leur dit « qu’elle ne peut rien faire ». Fin avril, le CER France Bretagne publiait une note qui fixait à 1,35 euro de prix de base le cours moyen à tenir pendant trois ans pour résorber l’ensemble des dettes des producteurs. On en est loin.
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