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Les syndicats minoritaires rappellent leurs revendications pour redresser la filière porcine

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Si la Coordination rurale est « satisfaite » de la table ronde sur la filière porcine organisée par Stéphane le Foll (ministre de l’Agriculture) et Guillaume Garrot (ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire), elle a toujours des revendications à faire valoir. Catherine Laillé, présidente de l’Onep (section des producteurs de porcs de la CR), rappelle que la filière porcine ne se redressera pas sans une politique pour diminuer les coûts de l’alimentation, « qui représente 60 à 70% des coûts de production des éleveurs de porc ». Pour cela, le syndicat propose de permettre la vente directe de grains entre céréaliers et éleveurs. La CR encourage également la production de céréales directement à la ferme et appelle le gouvernement à mettre en place un plan protéine pour produire du soja et des protéagineux en France. Catherine Laillé demande également aux pouvoirs publics de repousser la date butoir pour la mise aux normes des bâtiments de truie gestante. Sans cela, « 15% de l’élevage risque de disparaître au 1er janvier 2013 », alerte-t-elle. Enfin, la Coordination rurale estime qu’ « il faut aussi harmoniser les charges avec l’Allemagne ». Une position que regrette Pierre Brosseau, représentant de la Confédération paysanne. Pour ce dernier, la filière tient le « même discours depuis 10 ans : lutter contre les distorsions de concurrence ». Pour lui, le redressement de l’élevage porcin doit surtout passer par une « régulation de l’offre au niveau européen ». La Confédération paysanne milite également pour que « les modalités de fixation des prix soient liées au cout de production ».

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