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Aides conjoncturelles Les tabaculteurs assurés d’un soutien pour passer le cap de 2011

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Les planteurs de tabac sont assurés d’un soutien financier de la part du gouvernement pour passer le cap de 2011, indique la Fédération nationale des producteurs de tabac (FNPT), au lendemain de son entrevue avec le ministre de l’Agriculture, qui s’est tenue le 3 novembre. « Il y aura des aides d’urgence », a garanti Bruno Le Maire.

Après une manifestation organisée le 3 novembre derrière l’Assemblée nationale, les planteurs de tabac de la FNPT, membre de la FNSEA, ont obtenu du ministre de l’Agriculture « des orientations politiques claires » dans le sens d’un soutien financier. « Le ministre n’a pas annoncé de montant chiffré, mais une volonté politique claire », a précisé François Vedel, directeur de la fédération, le 4 novembre. « Il y aura des aides d’urgence », a relaté ce dernier, citant les propos Bruno Le Maire.
Cet engagement ne doit pas être confondu avec un chiffre, qui a circulé dans la presse régionale notamment, évoquant une aide de 11,4 millions d’euros sur trois ans aux producteurs de tabacs, et qui concerne des soutiens « classiques » aux investissements des producteurs, et ce depuis environ vingt ans. Des montants d’aides conjoncturelles devraient être annoncés le 16 novembre, lors du conseil d’administration de FranceAgriMer, a ajouté François Vedel.

Les tabaculteurs cherchent des pistes pour compenser la suppression des aides

Les tabaculteurs cherchent des pistes pour compenser la suppression de 40 millions d’euros de subventions européennes en 2010. Ils réfléchissent au moyen d’obtenir une quinzaine de millions d’euros sur les 700 millions supplémentaires de recettes fiscales qu’empochera l’État avec l’augmentation du prix des cigarettes qui s’applique depuis le 1er novembre. Ils proposent des mesures à trois niveaux.
D’abord des mesures conjoncturelles, d’urgence, pour passer le cap, depuis l’arrêt des aides en 2010.
Ensuite des mesures destinées à recoupler partiellement des aides à des productions qui concourent à la diversité de l’agriculture française et européenne.
Enfin des mesures pour l’après-2013, basées sur des critères d’environnement et surtout d’emploi (un hectare de tabac nécessite 500 heures de main-d’œuvre, alors qu’un hectare de céréales nécessite 10 heures, selon la FNPT).

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