«L’année 2008 et le début de 2009 ont été les périodes les plus volatiles de l’histoire du fret de vrac sec », a rappelé Christos Tsirikos, spécialiste du fret chez Pricewaterhouse Coopers, le 18 novembre dans le cadre de Global Grain. Indicateur de référence pour les céréales de l’Atlantique Nord, le Baltic Dry Index s’est envolé à plus de 11 000 points en juin 2008 avant de redescendre à 490 points en janvier 2009. Conséquence, les contrats dérivés de type FFA (Forward Freight Agreement) se sont largement développés afin de permettre à chacune des parties de gérer son risque. Soutenus entre autres par les besoins en charbon de l’Asie du Sud qui fait face à un hiver précoce, les taux de fret devraient poursuivre leur hausse encore quelques mois. Mais le secteur va devoir absorber l’arrivée de bateaux neufs, commandés après la flambée de 2006/2007. « Les chantiers navals ne partageant pas les informations, il est difficile d’avoir une idée précise des livraisons », a expliqué Christos Tsirikos. Mais la flotte mondiale de vraquiers devrait s’accroître de 25 %, alors que les échanges ne progresseraient que de 3,7 %. Pour les Panamax (60 000 à moins de 100 000 t), le carnet de commande est en hausse de 50 % sur 2010 et 2011 et de 59 % en ce qui concerne les navires « Handysize », de plus petit tonnage (40 000 à moins de 60 000 t).
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