Abonné

Les témoignages d’estime

- - 2 min

Nombre de proches, parmi lesquels Jean Le Vourch, président du Crédit agricole du Finistère et de la coopérative laitière Even, ont loué la vision de « ce grand serviteur de la Bretagne » que fut Alexis Gourvennec, mort à 71 ans et enterré mercredi à Taulé (Finistère).

Face aux hommes et aux évènements, il faisait preuve « de discernement, c’est-à-dire qu’il avait la capacité à pressentir le meilleur chemin à suivre », explique Pierre Bihan-Poudec qui lui a succédé à la présidence de la Sica Saint-Pol, aujourd’hui la première organisation de producteurs de légumes de France.

Tout à la fois « réaliste et rêveur », selon Pierre Lelong, ancien conseiller agricole sous le gouvernement Pompidou (1962-1967), Alexis Gourvennec avait une réelle vision de ce qu’il fallait à la Bretagne pour se développer.

Véritable tribun, doué d’une intelligence peu commune – « il réfléchissait vite, (…) face à lui il fallait de solides arguments », selon Jean le Vourch –, il a tout de suite compris que « l’agriculture était un socle qui ne pouvait bien se porter que si le reste de l’économie se portait bien aussi», ajoute Le Vourch.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Finistère
Suivi
Suivre

D’où son engagement dans l’aménagement du territoire au travers de la SEMENF, Société d’économie mixte d’études du nord Finistère qui va dresser, dans les années soixante, les grandes infrastructures à construire pour désenclaver le Finistère.

« Actuellement, déplore Henri Jacob qui fut le secrétaire général de la Sica pendant 28 ans, également administrateur de la Britanny Ferries, il n’y a plus de négociateur comme lui».

Le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau salue « ses talents de mobilisateur et d’entrepreneur». La FNSEA rend hommage à « un grand leader agricole» qui s’est « inscrit résolument dans le développement et la modernisation ». « Son tempérament et ses coups de gueule nous manqueront», conclut la FNSEA.