Comme le constate amèrement Jean-Philippe Girard depuis qu'il est à la tête de l'Ania : "Depuis 5 ans, rien ne change !" Le constat du patron de l'association des industries alimentaires au lendemain de la clôture des négociations commerciales entre les fournisseurs et la grande distribution est sans appel. D'un tempérament plutôt optimiste, comme il se définit lui-même, Jean-Philippe Girard avait pourtant cru que six mois de discussions avec tous les intervenants dans le cadre des Etats généraux de l'alimentation permettraient de changer les choses. Mais "c'est encore pire que l'année précédente !", déplore-t-il.

Fini le temps où le patron de l'Ania restait convaincu de la bonne volonté des uns et des autres pour que les choses changent. Fini le temps où la sincérité côtoyait l'hypocrisie et où chacun faisant semblant d'y croire.  

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De guerre lasse, l'Ania attend maintenant avec impatience la mise en application de la nouvelle loi actuellement en discussion au Parlement. Une loi qui doit permettre de recréer de la valeur pour l'ensemble de la filière et mettre fin à un système de guerre des prix destructeur.

Outre un renforcement des contrôles, notamment de la DGCCRF, l'Ania veut surtout que les amendes infligées aux distributeurs qui ne respectent pas la loi soient vraiment dissuasives. Jusqu'à maintenant, les groupes pénalisés sont généralement condamnés à une amende civile de 5 millions d'euros. Une broutille qui n'empêche pas les abus. L'Association rappelle qu’au global moins de 10 millions d’euros ont été réclamés à l’ensemble des distributeurs en infraction avec la loi. Un montant qu'elle compare au gain pour une enseigne de 1 point de parts de marché généré par ces pratiques qui équivaut à 900 millions d’euros. Chercher l'erreur !