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Etiquetage/filière porcine Les tensions persistent autour de l’indication d’origine

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Les producteurs et les abatteurs de porcs et les enseignes de la distribution demandent la signature d’un accord Interprofessionnel sur l’indication d’origine des viandes porcines et des produits transformés à base de porc. Dans un communiqué commun, coopératives, abatteurs et grande distribution pressent l’industrie de la charcuterie de les rejoindre dans le cadre d’un accord qui serait conclu au sein d’Inaporc.
« Alors que la quasi-totalité de la filière a marqué sa volonté d’une meilleure indication de l’origine des viandes porcines et des produits transformés à base de porc, l’opposition de certains industriels de la charcuterie empêche à ce jour la signature d’un accord interprofessionnel. Déjà très impliqués dans la démarche VPF, la FNP, le CRP de Bretagne, Coop de France, le SNIV-SNCP, la FNICGV et la FCD demandent solennellement la signature d’un tel accord. Cet engagement pour rendre obligatoire la mention d’origine concernerait les viandes fraîches (réfrigérées, congelées ou surgelées) et abats de porc ainsi que les produits transformés contenant plus de 50 % de porc (viande ou abats).(…) L’engagement de la FICT à soutenir dorénavant la démarche VPF n’est pas suffisant. Tous les produits doivent porter l’indication de l’origine de la viande de porc, qu’elle que soit cette origine », insistent ces cinq organisations. Ce à quoi les industriels de la charcuterie se refusent, car, nous a expliqué leur président Robert Volut, « seule la réglementation européenne doit nous guider, or c’est le lieu de transformation des produits qui compte à cet égard ». Il lui semble plus urgent d’ailleurs que « les produits à marque distributeur respectent déjà cette obligation dans leur étiquetage ».

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