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AESA Les travaux des experts européens vont beaucoup se multiplier en 2011

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« La demande d’avis scientifiques de l’AESA restera élevée en 2011 et le recours aux conseils de l’AESA sur les demandes d’autorisations va croître, en particulier dans des domaines tels que les allégations nutritionnelles, la réévaluation des additifs alimentaires, les enzymes alimentaires et les OGM ». Dans son projet de plan de gestion pour 2011, le Conseil d’administration de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire s’est appliqué à dresser la longue liste des travaux prioritaires qui attendent les différents groupes de travail de l’AESA, travaux dont l’ampleur, souligne-t-il, devra « dûment être prise en considération dans la planification en ressources humaines et financières par l’Union européenne ».

Réuni le 18 mars à Tolède (Espagne), le conseil d’administration (CA) de l’AESA a apporté son soutien à l’avant-projet de Plan de gestion de l’Autorité alimentaire européenne pour l’année 2011 ainsi que son projet de budget (79,3 millions d’euros). Un avant-projet de Plan de gestion qui prévoit notamment que la demande d’avis scientifiques de l’AESA restera très soutenue en 2011 (quelque 900 avis scientifiques sont attendus) tout autant que les conseils de l’AESA en ce qui concerne les demandes d’autorisations, en particulier dans des domaines tels que la réévaluation des additifs alimentaires, les enzymes alimentaires et les OGM. L’évaluation des allégations nutritionnelles et de santé, qui a marqué des progrès au cours de l’année 2009, devrait, quant à elle, être achevée en 2011, bien que de nouveaux travaux dans ce domaine soient également prévus. Les travaux préparatoires pour les applications des « novel food » en 2012 seront également lancés. L’AESA se promet de continuer de travailler la main dans la main non seulement avec la Commission européenne mais également avec les Etats membres et les parties concernées afin de fixer les délais et les priorités dans ces domaines.

Plus de 630 avis scientifiques fournis en 2009
Le conseil d’administration de l’AESA a également approuvé le rapport d’activité annuel 2009, qui révèle que l’AESA a publié plus de 630 avis scientifiques l’année dernière. En 2009, ont également été publiés son premier rapport annuel sur les résidus de pesticides, ses avis sur le bien-être des vaches laitières, sur les allégations nutritionnelles et de santé ainsi que l’avis commun sur la résistance aux antimicrobiens (en collaboration avec le Centre européen de prévention et de Contrôle, l’Agence européenne des médicaments et la Commission européenne). Le CA a également donné son feu vert aussi à la Stratégie de communication de consultation publique de l’AESA pour la période 2010-2013 (élaborée suite à des études menées parmi les publics cibles-clés de l’AESA).

Stratégie de communication
Les membres du conseil de l’AESA ont pris connaissance d’une étude qualitative sur les travaux de l’AESA (commandée par l’AESA et effectuée auprès de ses clients, partenaires et intervenants clés au sein de l’UE et au-delà). Les résultats indiquent que l’Autorité serait devenue « un organisme européen bien respecté » et reconnu comme un « élément essentiel du réseau européen de sécurité alimentaire », produisant des avis scientifiques « indépendants » et fondés sur la science pour les décideurs politiques européens. L’étude qualitative souligne également les opportunités futures pour les experts de l’AESA et en particulier la nécessité de prévoir des agendas plus prévisibles pour leurs travaux scientifiques et de communiquer leurs résultats d’une manière beaucoup plus simplifiée et de continuer à renforcer leur réseau avec les Etats membres (1).

Réseaux de l’AESA
Le CA de l’AESA a également examiné un document formalisant les règles de procédure sur les réseaux européens d’organisations scientifiques, en vue de mobiliser la coopération scientifique et de développer des échanges d’information, d’expertise et de meilleures pratiques. Le document rappelle notamment que ces réseaux ont obtenu de bons résultats à ce jour dans des domaines tels que les zoonoses, les pesticides et les contaminants. Raison pour laquelle l’AESA compte établir des réseaux similaires dans le domaine des nanotechnologies, les OGM, la santé végétale et le bien-être animal.

(1) La stratégie de communication de l’AESA pour la période 2010-2013 comprend des plans visant à améliorer la simplicité de ses communications et à élargir la sensibilisation du public.

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