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Les trois pistes de Didier Guillaume pour soutenir l’horticulture

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Exonérations de charges, soutien à la communication et aides à la destruction de stocks ont été mis sur la table par le ministre de l’Agriculture pour venir en aide à la filière horticole. Après avoir perdu « plus de 200 millions d’euros depuis le 15 mars », les producteurs de la FNPHP estiment que ces mesures sont « insuffisantes ».

À l’issue de leur rencontre avec le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume le 15 mai, l’interprofession horticole (Valhor) et la fédération des horticulteurs affiliée à la FNSEA (FNPHP) rapportent que trois pistes leur ont été proposées par la Rue de Varenne pour soutenir leur secteur.

La première mesure proposée porte sur les charges sociales et les prêts garantis ; selon la FNPHP, le ministère propose de travailler sur « une exonération des charges patronales sur les salaires pour la période de confinement ». Selon Valhor, une telle mesure serait « à configurer selon la nature des entreprises et des métiers. » La semaine précédente, le gouvernement a accordé une enveloppe de 100 millions d’euros d’exonérations de cotisation au secteur viticole.

La deuxième piste concerne le soutien des pouvoirs publics à la promotion des produits de l’horticulture ; selon Valhor, Didier Guillaume a plaidé pour un soutien public, via FranceAgriMer, de la campagne de communication « Sortie de confinement ». Il s’agit d’une campagne télévisée « qui sera portée sur les écrans de télé à partir du lundi 18 mai, pour une durée initiale de 3 semaines ».

Échange « constructif »

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Enfin, la troisième piste est européenne ; il s’agirait de recourir à une mesure de compensation financière pour destruction de stocks de végétaux « dans le cadre de l’activation de l’article 222 de l’OCM ». Et il a aussi été évoqué « plus largement ce qu’il convient de conclure au plan européen comme mesures financières au profit des entreprises de la filière. »

L’échange avec le ministre a été jugé « constructif », par Mikael Mercier, président de Valhor : « Nous avons senti qu’il cherche à trouver pour la filière un cocktail de solutions sur mesure pour aider nos entreprises ». De même, pour le président de la FNPHP, François Félix, « Didier Guillaume a pris la mesure de la catastrophe qui frappe le secteur horticole ». Toutefois, la FNPHP estime que « les dispositions annoncées ne sont pas suffisantes. »

La FNPHP estime que « plus de 200 millions d’euros de pertes déjà enregistrées et plus de 50 millions d’euros de végétaux détruits depuis le 15 mars ». Et elle considère que ce bilan « continue de s’aggraver malgré le déconfinement, avec un commerce qui redémarre lentement et des chantiers de paysage qui tardent à reprendre. »

« Les dispositions annoncées ne sont pas suffisantes »