Comme le constate Unigrains, « le ralentissement du bio observé dès mi-2020 se confirme en 2021 ». Un recul des ventes en grande distribution des produits bio encore plus remarqué, « alors que le non bio est stable (source IRI/Biolinéaires, ventes de PGC-FLS 9 mois 2021 par rapport à la même période 2020). Et le constat n’est guère meilleur dans la distribution spécialisée bio, où avec un parc de magasins agrandi, « les ventes totales sont redescendues à un niveau proche de celui de 2019 depuis mai 2021 », souligne l’analyste. Ce qui lui fait dire que « dans un contexte où le nombre de consommateurs vigilants sur leur pouvoir d’achat augmente, les offres éthiques moins exigeantes et moins coûteuses se multiplient et prennent des parts de marché au bio ».
L’attrait pour les produits locaux, même s’ils ne sont pas bio, a de fait détourné certains acheteurs, et le phénomène touche particulièrement « les poids lourds du bio en grande distribution », selon Unigrains. Il touche aussi assez fortement le rayon crémerie où la part de bio est la plus élevée (9 % en 2020 (Source IRI/Biolinéaires) et qui affiche le plus fort repli des rayons en 2021 (-7 % sur neuf mois).
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Cette frilosité des consommateurs autour des produits bio, devenu le deuxième frein dans leurs achats derrière le prix, tient à leur doute « sur le fait que les produits soient totalement bio (Source Agence Bio, Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques 2021). Même chose pour le bio importé. Il reste cependant des segments en forte croissance. « C’est le cas des produits cosmétiques et d’hygiène (+11 % sur 9 mois 2021 par rapport à 2020 - Source IRI/Biolinéaires), des bières et cidres (+31 %) et des spiritueux.