Abonné

Porc Les ventes de charcuteries et salaisons françaises en repli

- - 2 min

Les volumes de charcuterie et salaisons produites en France ont baissé de 1,4% en 2013. En effet, les Français ont consommé moins de charcuterie lorsqu'ils mangeaient hors de leur domicile, et globalement plus de produits étrangers.

LA production française de charcuteries et de salaisons a baissé de 1,4% en 2013 pour s'établir à 1,039 million de tonnes, a annoncé la Fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict), le 17 juin. En revanche, le chiffre d'affaires sur ces produits (5 718 millions d'euros) est en hausse de 0,8%. « Les consommateurs ont privilégié la qualité », analyse le président de la Fict, Robert Volut.

La consommation hors domicile se réduit

Première raison de la baisse des volumes, la consommation. Les Français ont acheté moins de charcuterie en 2013. Les ventes de charcuterie ont baissé de 0,4%, à 1,117 million de tonnes. Ce phénomène est à mettre au compte de la consommation hors domicile (restaurants, bars, hôtels...) en retrait de 4,7% en volumes, alors que la consommation à domicile s'en sort, elle, plutôt bien (+1,2%). « Sur les cinq premiers mois 2014, la consommation à domicile continue sur cette tendance », se réjouit Robert Volut.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Tous les circuits de distribution ne s'en sortent pas aussi bien. Le hard discount a continué de régresser (-5,1%), tandis que les grandes et moyennes surfaces (+0,9%), les magasins de proximité (+6,2%) et Internet (+103,4%) ont gagné du terrain. Coté produits, les rillettes et l'andouille ont réussi à se vendre plus (+8% et +4,4% en volumes). En revanche, les ventes de jambon cuit et le saucisson sec sont en repli de 0,1%.

... les importations augmentent

Les importations de charcuteries étrangères continuent de progresser (+5% en valeur, +3% en volume). Fait nouveau, pointé par la profession, les importations reprennent leur développement sur les produits économiques, en provenance par exemple d'Allemagne ou de Pologne, pour les saucisses. L'export ne rétablit par l'équilibre. Il est à la baisse (-2,1% en valeur, - 5% en volume). Les professionnels espèrent que l'ouverture officielle du marché chinois, le 27 mars dernier, pourra renverser la tendance en 2014.