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Dans un contexte de consommation qui ne cesse d’inquiéter les industriels, y compris dans l’alimentation, les résultats de l’année 2012 pour les professionnels du foie gras font exception. La conférence du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), qui se tenait à Paris le 26 mars, a permis de constater que le foie gras reste le mets préféré des Français pour faire la fête. Les ventes ont progressé de 5,9% en volume pour atteindre 8 032 tonnes, un résultat plus que satisfaisant même s’il est en deçà des 9 100 tonnes vendues en 2010. En valeur, la progression est de 12%, soit mieux que les chocolats de fête ou que le champagne (7%) et le saumon fumé (4%). La France confirme sa place de 1er producteur au monde avec une production de 19 600 tonnes, soit 38 millions de palmipèdes élevés en 2012. Le chiffre d’affaires de la filière est d’environ 2 milliards d’euros, un bol d’air pour une économie nationale à la peine.
Une monté en gamme dans la consommation
Les ventes ont été plus dynamiques dans les magasins spécialisés qui ont commercialisé 17,4% des volumes, contre 14,7% en 2011. Cela s’accompagne d’une montée en gamme des achats, les foie gras entier prêts à consommer gagnant 6,1%, et fait mieux que le foie gras en blocs qui perd sa place de leader. Le foie gras mi-cuit confirme toutefois sa première place avec 74,5% des ventes (+1,1%), tandis que le foie gras cru séduit de plus en plus de ménages et gagne 15,9%. La production française de foie gras s’est quant à elle repliée de 2% l’an dernier à 19 600 tonnes. Pour 2013, le Cifog anticipe à nouveau une production en baisse d’environ 2%, une position de repli pour éviter toute surproduction qui ferait baisser les prix. Côté consommation, les professionnels s’attendent à une nouvelle année de croissance de 2 à 4%. A l’international, les consommateurs ont continué à apprécier le fois gras, la balance commerciale dégageant encore un excédent pour 4 360 tonnes exportées (soit l’équivalent des importations) de 39 millions €, en léger repli de 2 millions €. L’Espagne, acheteur principal du foie gras français, subit les conséquences de la crise en réduisant ses importations. La stratégie export reste au centre des objectifs de la filière foie gras. Pour 2013, des pays cibles prioritaires ont été déterminés avec l’aide de FranceAgriMer : il s’agit de la Chine, de la Russie, du Brésil, de la Corée, de Taïwan et des Etats-Unis.
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