Abonné

Pesticides Les Verts attentifs aux suites données à la plainte sur le chlordécone

- - 2 min

La cour d’appel de Paris devrait se prononcer jeudi 10 septembre sur la plainte contre X déposée en 2006 par Harry Durimel pour empoisonnement au chlordécone. Les Verts, qui ont tenu une conférence de presse à Paris le 2 septembre sur le sujet, s’affichent mobilisés et déterminés.

«La méconnaissance et la lenteur servent de paravents aux pouvoirs publics pour ne pas prendre les décisions qui s’imposent », a affirmé le 2 septembre Marie Blandin, sénatrice et membre de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques). Elle intervenait lors d’une conférence de presse organisée par Les Verts sur le chlordécone à l’Assemblée nationale. Objectif : alerter l’opinion sur les suites de la plainte contre X déposée en 2006 par maître Harry Durimel pour empoisonnement au chlordécone. Insecticide de la famille des organochlorés utilisé jusqu’en 1993 dans les bananeraies antillaises pour lutter contre le charançon, ce produit est notamment accusé de favoriser le cancer de la prostate. Très rémanent, ce pesticide s’est accumulé dans les sols. Encore aujourd’hui, il se retrouve à forte concentration dans les tubercules, tout particulièrement.
La recevabilité de la plainte en délibéré
Jusqu’à présent, deux plaintes pour empoisonnements ont été déposées. Le 3 septembre, la cour d’appel de Paris a mis en délibéré la recevabilité de celle d’Harry Durimel. Comme l’a rappelé le 2 septembre l’intéressé, il existe un risque de voir cette plainte déclarer nulle. Motif : l’ordonnance ayant désigné le premier juge d’instruction a disparu. La cour doit rendre sa décision jeudi 10 septembre. Quelle qu’elle soit, « nous allons continuer la mobilisation » auprès des Verts de Guadeloupe, a indiqué Jean-Louis Roumégas, porte-parole national du parti. Le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) compte lui aussi rester sur la brèche. D’autant plus que pour Aurèle Clémencin, qui s’est exprimé le 2 septembre sur le sujet, cette première plainte « risque de faire des émules ». De son côté, la Confédération paysanne a dénoncé dans un communiqué diffusé le 2 septembre « cette véritable omerta des pesticides », demandant que « justice soit rendue ». Affaire à suivre.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.