Face au risque que représente pour la santé humaine la présence de particules dans l’air, le gouvernement prépare un plan de réduction des émissions. Attendu pour le mois d’avril, le dispositif visera tout particulièrement les installations anciennes de combustion du bois et les transports.
Le deuxième plan national santé-environnement, dont la sortie est attendue pour avril 2009, intégrera un « plan particules », ont annoncé conjointement Roselyne Bachelot, Jean-Louis-Borloo et Chantal Jouanno le 23 mars. Ce plan engagera des mesures visant à la réduction des émissions de particules, « tout particulièrement celles liées aux installations anciennes de combustion du bois et aux transports ». Il sera décliné par région.
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Pollution chronique
Ces annonces font suite à la publication, le jour-même, d’un avis de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (l’Afsset) qui affirme que l’impact sanitaire des particules présentes dans l’air ambiant est dû « de manière prépondérante » aux expositions répétées à des niveaux modérés et non aux quelques pics enregistrés dans l’année. Outre la révision des seuils d’information et d’alerte actuels, l’Afsset recommande de réduire les émissions à la source. En France, les principales activités humaines émettrices de particules sont le résidentiel/tertiaire (en particulier la combustion du bois, du charbon et du fioul), l’industrie manufacturière, l’agriculture (labour, épandage…) et la sylviculture, indique l’Afsset. Dans les zones urbaines, les transports contribuent également de manière importante aux émissions.