« Les villes n’ont jamais pu se nourrir seules. Elles n’ont que quelques jours d’autonomie », a déclaré Bruno Hérault, chef du Centre d’études et de prospectives au ministère de l’Agriculture, lors d’une table ronde sur l’alimentation durable dans le cadre des troisièmes Assises de l’économie circulaire, à Paris, le 28 juin. L’agriculture urbaine s’est invitée dans le débat. Pour Bruno Hérault, nourrir la population grâce à ce type d’agriculture, « c’est compliqué ». Des travaux doivent être menés pour apprendre à nourrir une population « très concentrée » dans les villes. 54 % de la population mondiale sont urbaines en 2015, selon les données de la Banque mondiale. Cet enjeu d’avenir mobilise aussi l’Ademe. Sarah Martin, ingénieure en charge de l’alimentation, complète : « L’agriculture urbaine a un intérêt social et pédagogique. Mais si on veut produire en ville pour nourrir la ville, nous devons nous interroger : voulons-nous d’une agriculture très consommatrice en énergie, dans un espace clos et industriel ? » Par ailleurs, elle a mis en lumière l’intérêt croissant des villes pour une agriculture périurbaine.
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