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Union européenne Les Vingt-cinq proches d’une ligne commune sur le plan d’action européen

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Les ministres de l’Agriculture des Vingt-cinq tâcheront, lors de leur Conseil du 18 octobre à Luxembourg, d’adopter des orientations sur le plan d’action communautaire pour l’agriculture biologique présenté par la Commission européenne en juin dernier .

Un projet de conclusions présenté à leurs représentants au Comité spécial agricole (CSA) le 12 octobre indique que ce plan est un pas important vers la définition d’une politique globale pour le secteur biologique et que les États membres soutiennent d’une manière générale les vingt et une actions proposées par Bruxelles. Le texte ajoute qu’une importance particulière devrait être apportée à des actions telles que : information et sensibilisation des consommateurs, amélioration de la collecte et analyse des données statistiques, intégration de l’agriculture bio dans les programmes de développement rural, intensification de la recherche, définition des principes de base de la production bio dans la législation communautaire et dans les enceintes internationales (Codex Alimentarius, IFOAM), poursuite de l’harmonisation des normes, adoption de règles en matières d’inspection et facilitation des échanges. Les États membres ont toutefois des approches distinctes sur la clarification des questions liées aux OGM (l’Italie souhaite notamment une référence aux règles de coexistence) et des pays comme l’Espagne et le Portugal estiment qu’il ne faut pas donner trop d’importance à la facilitation des importations en provenance des pays en développement.

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En ce qui concerne la mise en œuvre des actions prioritaires, les Vingt-cinq semblent d’accord pour coopérer plus étroitement dans leurs campagnes de promotion, promouvoir le logo communautaire sans exclure l’utilisation des labels nationaux, améliorer leurs outils statistiques, intégrer l’agriculture biologique dans la politique de développement rural, mieux coopérer en matière de recherche et réviser la législation communautaire. Mais là encore, les opinions divergent sur la portée de ce travail législatif. La France estime notamment qu’il ne faut pas qu’un objectif de simplification de la réglementation aille à l’encontre de la qualité des produits. Paris a aussi des réserves sur le remplacement des dérogations nationales actuelles.