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Prix alimentaires et pétroliers Les Vingt-sept plutôt démunis

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Le sommet européen des 19 et 20 juin devait être l’occasion pour les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE d’encourager les initiatives à court terme pour aider les consommateurs à faibles revenus à faire face à la hausse des prix pétroliers. Mais les dirigeants européens ne devraient avancer à ce stade aucune piste concrète pour répondre à ce choc pétrolier sans précédent ainsi qu’à la récente flambée des prix des produits de base qui affectent de manière sensible plusieurs catégories de professionnels, dont les agriculteurs.

«Notre objectif est d’unifier nos positions pour des mesures à moyen et long terme », a expliqué le premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l’UE jusqu’à la fin juin avant de céder la place à la France. « La hausse des prix du pétrole et de l’alimentation ne peut pas être réduite artificiellement en une nuit », a-t-il prévenu.

Pour le court terme, le sommet de Bruxelles ne devrait guère s’écarter des recommandations de la Commission européenne selon lesquelles les mesures envisagées par certains Etats membres pour atténuer les effets de l’évolution récente des prix des denrées alimentaires sur les ménages à faibles revenus doivent être « ciblées et à court terme afin qu’il n’y ait pas de distorsions dans les signaux donnés au niveau des prix, ni d’effets de grande ampleur au niveau des salaires et des prix dans un deuxième temps ».

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Dans le secteur de l’agriculture, en se basant sur les communications de Bruxelles consacrées à la hausse des prix pétroliers et alimentaires, les Vingt-sept devraient se borner à constater que l’Union a déjà pris des mesures visant à limiter la pression exercée sur les prix alimentaires (ventes de stocks d’intervention, réduction des aides à l’exportation, suppression de l’obligation de jachère, suspension des droits à l’importation pour les céréales, augmentation des quotas laitiers). Le projet de conclusions du sommet souligne qu’il « importe de continuer à orienter davantage l’agriculture vers les besoins du marché et de permettre ainsi aux producteurs de l’UE de mieux réagir aux signaux du marché, tout en favorisant une agriculture durable dans toute l’UE et en garantissant une offre adéquate de denrées alimentaires ». Les dirigeants européens devraient inviter le Conseil à examiner, dans le cadre du bilan de santé de la Pac, « d’autres mesures permettant de s’attaquer à ces questions ».

Par ailleurs, les conclusions du sommet devraient attacher une grande importance à la politique relative aux biocarburants ainsi qu’à l’incidence des prix élevés des denrées alimentaires sur les pays en développement.