L’Allemagne, en charge de la présidence de l’UE, a l’intention de présenter un texte de compromis sur le projet de simplification de l’organisation commune de marché des produits laitiers présenté en février par la Commission européenne (1). Un accord est envisageable à court terme mais la décision formelle n’interviendra pas avant plusieurs mois, l’avis du Parlement n’étant attendu qu’en septembre.
Plusieurs oppositions de principe subsistent sur l’abolition de l’aide au stockage privé de lait écrémé en poudre. Mais la présidence liant ce dossier au niveau de l’aide à la distribution de lait dans les écoles, a estimé, lors du Comité spécial agricole (CSA) du 23 avril, qu’il sera possible de rallier les Etats membres récalcitrants. Devant les députés européens, l’Association laitière européenne (EDA) avait récemment indiqué qu’il serait plus judicieux que le dossier de l’aide au stockage de la poudre soit évoqué lors des discussions sur l’OCM prévu lors du bilan de santé de la Pac prévu en 2008.
Pour ce qui est de l’introduction d’un montant unique d’aide à la distribution de lait dans les écoles, indépendamment du taux de matières grasses, plusieurs pays ont critiqué au CSA la faiblesse de l’aide proposée (16,11 euros) qui, selon eux, serait de nature à pénaliser l’image du lait. Ce taux est en effet inférieur à celui offert aujourd’hui pour le lait entier, ce qui revient donc à accorder une « prime » aux laits allégés en matière grasse. Pour justifier la promotion des produits allégés, la Commission s’est lancée dans un plaidoyer sur la nécessité de combattre l’épidémie d’obésité chez les enfants européens. Mais plusieurs Etats membres, notamment l’Allemagne, n’ont vu aucune démonstration convaincante de la responsabilité du lait entier. Ils se sont référés à d’autres facteurs tels que la mauvaise hygiène alimentaire générale et la sédentarité pour tenter d’expliquer ce phénomène.
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(1) Voir n°3099 du 09/04/2007