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UE/Mercosur Les Vingt-sept réclament la transparence dans les tractations avec le Mercosur

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Plusieurs Etats membres demandent à être régulièrement informés de l’évolution des négociations d’un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. La Commission européenne promet la transparence, ajoutant que, à ce stade, aucune offre mutuelle d’accès au marché n’a été faite par les deux parties.

Les Pays-Bas ont demandé à la Commission de Bruxelles, lors du Conseil agricole du 17 mars, d’être régulièrement informés de l’état des pourparlers commerciaux entre l’UE et le Mercosur ((Argentine, Brésil, Paraguay Uruguay et Venezuela en cours d’adhésion) (1). Une demande soutenue par l’Irlande, la Belgique, l’Autriche, la France, la Pologne, la Finlande, la Slovénie, l’Allemagne et la Grèce. Le commissaire européen Dacian Ciolos a assuré qu’il informerait le Conseil, ajoutant que l’offre d’accès au marché sera partagée avec les Etats membres avant d’être transmise aux pays sud-américains.

Etudes d’impact
Une étude d’impact de l’offre communautaire devrait être discutée préalablement par le Conseil agricole, selon la Belgique, l’Autriche, la Finlande et la France, qui estiment que cette offre devrait en tout état de cause être modeste. L’Irlande considérant pour sa part qu’aucune ouverture supplémentaire du marché de l’UE ne devrait être admise.
Le commissaire à l’agriculture a souligné que plusieurs études d’impact étaient en cours, dont l’une visant à actualiser les résultats de l’analyse d’impact déjà réalisée en 2009.
Il a aussi indiqué que la Commission était en train de procéder à une étude plus spécifique sur les conséquences pour le secteur agricole, qui devrait préciser le niveau d’impact économique et social, notamment dans des secteurs sensibles comme les productions animales. Cette analyse, dont les résultats seront soumis aux Etats membres, prend en compte différents niveaux d’ouverture pour les produits sensibles, ainsi que les liens entre les négociations avec le Mercosur et le cycle de Doha, a ajouté M. Ciolos.
L’Irlande, la Belgique, l’Autriche et l’Allemagne ont d’ailleurs mis en garde contre le risque de « payer deux fois », dans les négociations de l’OMC et dans celles avec les pays sud-américains.

(1) Voir n° 3293 du 21/03/11

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