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Farines animales Les Vingt-sept restent prudents vis-à-vis des farines animales

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Une analyse scientifique précise est nécessaire avant d’envisager la levée de l’interdiction des farines animales pour les non-ruminants, estiment les Vingt-sept, qui se veulent très prudents vis-à-vis d’une telle mesure qui permettrait d’offrir une source de protéines pour les animaux d’élevage et de réduire la dépendance de l’UE dans ce domaine.

Les ministres de l’agriculture de l’UE estiment, dans des conclusions adoptées sans débat le 29 novembre, que toute éventuelle réintroduction de l'utilisation des protéines animales transformées (PAT) issues de non-ruminants dans l'alimentation d'autres espèces de non-ruminants « est nécessairement subordonnée à la réalisation de tests efficaces et validés permettant d'établir une distinction entre les PAT issues d'espèces différentes et à une analyse approfondie des risques liés à l'assouplissement de la réglementation en termes de santé publique et animale ».

« Feuille de route »
La Commission européenne se félicite du soutien que le Conseil agricole de l’UE apporte, dans ces conclusions, à la « feuille de route n° 2 » pour les encéphalopathies spongiformes transmissibles qu’elle lui avait soumise en juillet dernier. Elle confirme que tout assouplissement des règles sur les protéines animales transformées devra être subordonné à des analyses scientifiques, donc à une consultation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), l’interdiction du « cannibalisme » devant en tout état de cause être maintenue.
Le 1er janvier 2001, en pleine crise de la maladie de la vache folle (ESB), l’UE avait totalement interdit l’utilisation des PAT dans les aliments destinés aux animaux élevés à des fins de production alimentaire, à quelques exceptions près (telles que l’utilisation de farines de poisson pour les non-ruminants).

Adapter le système de surveillance de l'ESB
Les Vingt-sept soutiennent aussi le projet de la Commission de continuer à adapter le système de surveillance de l'ESB chez les bovins. Selon eux, il faut réaliser des avancées dans ce domaine dès réception de l'avis scientifique favorable requis. De telles adaptations devraient être fondées sur les risques et viser à ce que le système de surveillance de l'UE soit « plus ciblé et efficace et présente un meilleur rapport coût-efficacité pour tous les Etats membres ».
Enfin, le Conseil agricole « prend note » des autres priorités énoncées par les Etats membres au niveau des experts vétérinaires parmi lesquelles figurent : « la poursuite de la révision de la liste/limite d'âge pour les matériels à risques spécifiés (MRS) » (la Commission envisage la poursuite du relèvement progressif de la limite d’âge pour la réalisation de tests de dépistage sur tous les animaux sains abattus et animaux à risque) ; « l'éradication de la tremblante, en particulier, la redéfinition des objectifs des mesures relatives à (cette maladie) » ; « l'abattage des cohortes de bovins lorsqu’un cas d’ESB apparaît dans une exploitation » (la Commission souhaite mettre fin à cette règle).

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