Abonné

Promotion des produits agricoles Les Vingt-sept souhaitent améliorer les programmes européens de promotion

- - 3 min

L’avenir de la politique communautaire de soutien à la promotion et l’information en faveur des produits agricoles et agro-alimentaires est le thème de la réunion informelle des ministres européens de l’agriculture, prévue du 11 au 13 septembre à Wroclaw en Pologne. La question de la promotion et de l’information n’est pas tout-à-fait nouvelle pour les ministres de l’agriculture qui ont déjà eu l’occasion de prendre connaissance du « livre vert » de la Commission européenne publié sur ce sujet le 14 juillet dernier (1).

Le « livre vert » de la Commission sera suivi en mars d’une étude d’impact, avant la présentation d’une communication l’été prochain puis de propositions législatives d’ici la fin 2002. Un large consensus existe au sein de la Commission et des Etats membres pour que soit mis en place un dispositif plus efficace permettant de mettre davantage en valeur le savoir européen afin renforcer la position concurrentielle des produits alimentaires de l’UE sur les marchés. Financé pour moitié par le budget européen (57 millions d’euros en 2010), le régime actuel, qui fonctionne conjointement pour les actions destinées au marché intérieur et celles dirigées vers les pays tiers, est souvent critiqué pour son manque de réactivité lorsqu’il convient de répondre rapidement à des changements survenus sur le marché. Dans un document préparé pour le Conseil agricole informel de Wroclaw, la présidence polonaise met en avant deux grandes faiblesses du système actuel : la lourdeur des procédures, la gestion des programmes intervenant à la fois au niveau communautaire et national ainsi que, souvent, l’absence de dimension européenne des actions développées par les opérateurs.

Valoriser le modèle de production européen

Les précédents débats ont aussi montré l’intérêt de nombreux Etats membres pour que l’on véhicule des informations plus pertinentes auprès des consommateurs sur le modèle de production européen. L’un de nos objectifs, explique à ce propos la présidence polonaise, doit être de faire reconnaître la diversité des produits agricoles et alimentaires, en insistant sur les normes très élevées en vigueur dans l’UE, en matière sanitaire, environnementale et de bien-être animal. Le document polonais constate aussi que les actions conduites hors de l’UE, qui sont moitié moins nombreuses que celles réalisées sur le marché européen, ont souvent un impact limité sur le plan commercial. La présidence polonaise à l’intention de focaliser le débat des Vingt-sept autour des questions suivantes : la proportion et le niveau du cofinancement actuels sont-ils adéquats (50 % supportés par le budget communautaire, jusqu’à 30 % par les Etats et le reste par les organisations elles-mêmes) ? Quelles activités promotionnelles devraient être mises en place afin de renforcer la position de l’agriculture européenne sur le marché mondial ? Faut-il revoir la liste des produits agro-alimentaires couverts par les activités de promotion ? Les fonds pour la promotion doivent-ils rester l’apanage, comme actuellement, des seules organisations professionnelles ou interprofessionnelles ?

(1) Voir n° 3310 du 18/07/2011

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
bien-être animal
Suivi
Suivre