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Sécurité alimentaire Les Vingt-sept veulent de « réels progrès » au sommet du G20

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Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE souhaitent, selon les conclusions de leur réunion du 23 octobre à Bruxelles, que le sommet du G20, qui se tient les 3 et 4 novembre à Cannes sous présidence française, fasse de « réels progrès » dans la lutte contre la volatilité des prix alimentaires, sur la base du plan d’action élaboré en juin dernier par les ministres de l’agriculture.

Les dirigeants des Vingt-sept veulent que de « réels progrès » soient accomplis au sommet du G20 dans « la lutte contre la volatilité excessive des cours des produits de base, qui passe notamment par le renforcement de la transparence des marchés des produits de base et l’amélioration du fonctionnement et de la réglementation des marchés des produits dérivés ».
Selon eux, « le plan d’action du G20 sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture constitue un nouveau pas important vers une action coordonnée à l’échelle internationale face au défi que représente la sécurité alimentaire » (1).

Un « plan crédible » pour conclure le cycle de Doha
Le sommet européen considère aussi qu’il faut « plaider en faveur d’un programme de négociations actif à l’OMC, y compris pour les pays les moins développés ».
Selon lui, des progrès doivent être accomplis à Cannes en ce qui concerne « les mesures visant à accroître la libéralisation des échanges internationaux et à résister au protectionnisme, notamment en convenant d’un plan crédible servant de base à l’achèvement du cycle de Doha pour le développement et en réfléchissant à des approches novatrices pour renforcer le système commercial multilatéral » (2).

Protectionnisme
A ce propos, l’OMC a publié le 26 octobre un rapport constatant que « la grande faiblesse de la croissance dans certains pays du G20 et la persistance des déséquilibres macroéconomiques au niveau mondial mettent à l’épreuve la détermination de nombreux gouvernements à respecter l’engagement du G20 de résister au protectionnisme ». « La situation n’est pas encore alarmante mais elle pèse clairement sur les risques de détérioration de l’économie mondiale », avertit le rapport. De même, la Commission européenne a publié le 19 octobre un rapport faisant état de progrès insuffisants dans la réduction des obstacles au commerce dans les pays du G20. Elle dénombre 424 mesures de restriction des échanges depuis octobre 2008. Au cours des seuls douze derniers mois, 131 nouvelles restrictions ont été introduites tandis que seulement quarante ont été retirées.

Marchés dérivés : Paris veut « renforcer » les propositions de Bruxelles
Les ministres français des finances et de l’agriculture, François Baroin et Bruno Le Maire, se sont félicités, le 20 octobre, de la publication par la Commission européenne de propositions de révision des directives communautaires sur les marchés d’instruments financiers et les abus de marché, même s’ils considèrent que « ces propositions devront être à présent (...) renforcées au cours des négociations à venir » (3).
Paris considère notamment que « les marchés de dérivés doivent en priorité être utiles aux acteurs de l’économie réelle », que « les positions détenues par les investisseurs doivent être strictement limitées par les régulateurs et ce de manière harmonisée sur l’ensemble des marchés » et que « les autorités de marché doivent disposer de pouvoirs d’investigation suffisants sur les activités des intervenants sur les marchés physiques de matières premières ».
 
(1) Voir n° 3307 du 27/06/11
(2) Voir même numéro
(3) Voir n° 3321 du 24/10/11

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