Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 4 juin, Inter Rhône, l’interprofession des vins de Côtes du Rhône, a parlé qualité, reprise des dégustations, œnotourisme, promotion à l’export… mais très peu de distillation de crise, alors que celle-ci commence depuis le 4 juin en France. « Nos appellations n’iront pas à la distillation. Nos stocks étant plutôt qualitatifs, on ne va pas s’amuser à les mettre à la chaudière », a déclaré Philippe Pellaton, vice-président d’Inter Rhône. Autre raison pour laquelle la distillation n’est pas intéressante pour les côtes du rhône : l’écart entre le prix proposé pour la distillation (78 € l’hectolitre) et le prix moyen des AOC des Côtes du Rhône va du simple au double. « En dehors de quelques entreprises en difficulté, la distillation n’est pas une stratégie pour notre vignoble ». « Je suis plus inquiet des aléas climatiques, qui touchent les vignobles de façon quasi-structurelle, et des volumes que l’on mettra en marché l’an prochain », a-t-il ajouté. La grêle a ravagé environ 15 % du vignoble des Côtes du Rhône, surtout sur la rive droite du fleuve, a-t-il signalé.
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