Selon des scientifiques britanniques, l’apparition de l’encéphalopathie spongifome bovine (ESB) au Royaume-Uni à la fin des années 80 aurait été provoquée par l’importation d’aliments pour animaux et d’os originaires d’Asie du Sud des années 50 jusqu’aux années 70.
Ces produits comportaient des restes de corps humains en partie calcinés lors de cérémonies funéraires hindoues et récupérés dans les eaux du Gange. Ils auraient pu être porteurs de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, avancent les deux auteurs de l’étude, Alan Colchester, professeur de médecine à l’Université de Kent, et Nancy Colchester, du Collège de médecine et de médecine vétérinaire de l’Université d’Edimbourg. « On sait que des restes humains sont inclus dans de la nourriture pour animaux préparée localement, et qu’ils pourraient encore être intégrés aujourd’hui dans des matériaux exportés », explique l’étude parut dans la revue The Lancet. Selon eux, ce sont des humains qui ont infecté des vaches, et non l’inverse.
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Progrès dans la détection du prion
Par ailleurs, des chercheurs de l’université américaine de Galveston (Texas) ont annoncé avoir mis au point un test prototype visant à détecter le prion de l’ESB dans le sang au stade pré-clinique de la maladie. Leur technique, publiée dans la revue Nature Medicine le 28 août « Detection of prions in blood », Joaquín Castilla, Paula Saá & Claudio Soto, Nature Medicine, 28/08/2005 : http : //www. nature. com/nm/journal/vaop/ncurrent/abs/nm1286. html, consiste en un procédé d’amplification cyclique de la protéine anormale pour en multiplier ses quantités et la détecter plus facilement. Selon les scientifiques, ce test, qui prend environ 48 h, ne donne aucun résultat faussement positif et sa capacité à diagnostiquer correctement le prion anormal atteint pour l’instant 89%. Les chercheurs ont travaillé sur du sang de hamster infecté par l’ESB mais ils espèrent pouvoir appliquer la même technique au sang humain à moyen terme.