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UE/ACP L’Espagne inquiète pour le secteur de la banane

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L’Espagne a déploré, lors du Conseil agricole de l’UE du 7 mai à Bruxelles, que la banane ne soit pas considérée comme un produit sensible dans un projet de conclusions que les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept doivent adopter à propos des futurs accords de partenariat avec les Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), et notamment de la proposition de la Commission européenne d’ouvrir totalement le marché communautaire à tous les produits en provenance de ces pays.

Comme le suggère la Commission européenne, seuls le sucre et le riz seraient considérés comme des produits sensibles pouvant bénéficier de périodes transitoires dans l’offre d’accès illimité pour les produits ACP, selon le projet de conclusions actuellement préparé par les représentants permanents des Etats membres à Bruxelles.

Soutenue par la France et Chypre, l’Espagne a estimé, lors du Conseil agricole, que la banane devait aussi être qualifiée de produit sensible, compte tenu notamment de son « importance pour les régions ultrapériphériques de l’UE ». Elle a également relevé, comme l’avait la France le mois dernier Voir n° 3101 du 23/04/07, que le projet de Bruxelles ne pouvait que renforcer les attaques à l’OMC des pays latino-américains fournisseurs contre le régime d’importation communautaire.

La Commission se veut rassurante

En réponse, Mariann Fischer Boel a assuré que la situation des régions ultrapériphériques avait été pleinement prise en compte lors de la formulation de l’offre aux Etats ACP et que la récente réforme du régime interne pour la banane avait été fondée sur une analyse d’impact partant de l’hypothèse d’une libéralisation totale de l’accès des bananes originaires de ces pays au marché communautaire.

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Rien ne permet de prévoir que cette proposition se traduira par une augmentation de ces importations, a ajouté la commissaire à l’agriculture, soulignant que les ACP sont aujourd’hui proches de leur capacité de production maximale et même que, selon certaines indications, leur production pourrait se réduire.

La question de l’offre de Bruxelles aux pays ACP a été également soulevée par la France lors de l’échange de vues du Conseil agricole sur la relance du plan de restructuration du secteur du sucre Voir même numéro.