Le groupe espagnol SOS Cuétara acquiert le fabricant italien d’huile d’olive, Minerva. Grâce à cette opération, il devient le leader mondial de ce marché, et le numéro deux aux Etats-Unis, derrière Unilever.
Dans de nombreux pays, parler d’huile d’olive revient à parler d’Italie. Dans ce contexte, si nous voulions devenir leader mondial, nous nous devions d’avoir une filiale et une marque italiennes ». Cette déclaration publique de Jesus Salazar, président de SOS Cuétara, explique le récent rachat de l’italien Minerva par le groupe espagnol. Le montant de la transaction atteint 63 millions d’euros, dont 23 millions par échange d’actions avec les propriétaires de Minerva, la famille Gasparini, et 11 millions dont le paiement sera échelonné sur trois ans.
Propriétaire de la marque Sasso, Minerva table sur des ventes de 170 millions d’euros en 2004, dont 60 % à l’export. Elle commercialise notamment 50 millions de litres d’huile d’olive sur le marché américain, qui représente 80 % du total de ses exportations.
Numéro un mondial de l’huile d’olive
En l’acquérant, SOS se propulse au rang de numéro un mondial de l’huile d’olive, et deuxième sur le marché nord-américain derrière Unilever (marque Bertoli) avec 13 % de parts de marché. Egalement présent dans le riz et les biscuits, SOS porte ses regards outre-Atlantique depuis un moment déjà.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
En janvier dernier, il a racheté American Rice et a signé un accord avec Wal-Mart pour vendre la marque d’huile d’olive Carbonell dans les 4 300 magasins du distributeur. Déjà commercialisée par le géant américain dans différents pays (Chine, Japon, Corée, Royaume-Uni, Mexique, Brésil, Puerto Rico et Allemagne), cette huile est en phase de test dans les Wal-Mart de Floride avant son lancement éventuel sur tout le territoire des Etats-Unis.
SOS Cuétara, dont les ventes jusqu’à septembre ont atteint 779,95 millions d’euros, pour un bénéfice net de 16,62 millions d’euros, envisage d’autres acquisitions et négocierait déjà le rachat d’une marque d’huile d’olive « made in USA » pour compléter son implantation sur ce marché.