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En direct de Bruxelles L’Est se rebiffe

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Lors de leur adhésion, en 2004 et en 2007, les nouveaux Etats membres de l’Union n’ont eu d’autre choix que d’accepter des conditions d’accès à la Pac passablement dévalorisées. Ils comptent désormais faire entendre leur voix et, au passage, tenter d’imposer certaines de leurs vues, notamment à l’occasion de la révision de la Pac prévue à partir de l’an prochain. En témoigne le rapport rédigé par le député hongrois Csaba Sándor Tabajdi qui dresse un premier bilan agricole de l’élargissement. Il vient d’obtenir un large soutien de la part des parlementaires de la commission agriculture de l’Assemblée européenne. Les nouveaux venus comptent peser avant tout au point de vue budgétaire. L’empressement des anciens Etats membres à profiter de débouchés pour leurs produits agricoles et agroalimentaires sans accepter en retour d’aider davantage les agriculteurs de l’Est pourrait coûter cher en termes de stabilité sociale et politique de ces régions, met implicitement en garde le rapport. Par ailleurs, forts à présent de leur connaissance des rouages de la Pac, ces pays entendent aussi infléchir son orientation. Ecartant toute réforme trop brutale à partir de 2013, le rapporteur parlementaire souligne que beaucoup a été promis en matière de développement rural mais que le compte n’y est pas. Il défend le principe des aides directes communautaires et surtout suggère que le découplage pratiqué dans huit pays intégrés en 2004 ne peut être appliqué de façon uniforme. Avec lui, les députés européens appellent, pour maintenir la production de lait ou de viande bovine dans certaines régions, à un « recouplage » des aides quand cela est nécessaire.

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