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Sécurité alimentaire > L’étain chassé des conserves

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Le responsable européen de la Santé et de la protection des consommateurs devait proposer, le 11 février, au collège des commissaires, de fixer des teneurs maximales pour l’étain contenu dans les aliments et boissons en boîte.

Certaines irritations gastriques seraient dues aux résidus d’étain dans les aliments. Les emballages des conserves et des boissons en boîte fréquemment étamés sont visés par un règlement proposé par les services de David Byrne, commissaire en charge de la santé et de la protection des consommateurs. Le texte prévoit de fixer des seuils maximaux autorisés de ce métal dans les aliments. Le règlement est particulièrement strict pour les denrées destinées aux nourrissons et aux enfants en bas âge, « faute de données disponibles sur leur sensibilité » à l’étain (voir encadré).

Seuils rarement dépassés

Toutefois, à la lecture des résultats d’une enquête réalisée par la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes au second semestre 2003, il faut tempérer les conséquences de la future réglementation. La Dgccrf a constaté que les seuils préconisés par la Commission sont rarement constatés dans les aliments commercialisés en France. Sur 73 prélèvements d’aliments en conserve, seuls deux échantillons présentaient une teneur en étain supérieure ou égale à 100 mg/kg. C’était le cas pour une conserve d’olives et une autre de lychees.

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Supprimer les disparités

Le projet présenté par David Byrne suit un avis du comité scientifique de l’alimentation humaine datant du 12 décembre 2001. Outre sa volonté de protéger la santé des consommateurs, le commissaire entend supprimer les « disparités » entre les Etats membres et les « distorsions de concurrence » qui peuvent en découler.