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L’État n’impose plus la vaccination contre la FCO

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Depuis le 1er janvier, la France est passée en zone réglementée pour la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 4 et 8. Les animaux peuvent circuler librement sur le territoire et la vaccination n’est plus obligatoire, sauf pour l’export.

À la vue de l’extension de la maladie, depuis le 1er janvier, l’État n’oblige plus les éleveurs à vacciner leurs animaux contre la fièvre catarrhale ovine de sérotype 8 (BTV-8) et de sérotype 4 (BTV-4). La décision a été prise unanimement au Comité national d’orientation des politiques sanitaires animales et végétales (CNOPSAV) du 21 décembre, selon un communiqué du préfet de l’Ardèche du 29 décembre. « L’objectif d’éradication poursuivi n’est désormais plus approprié, notamment en l’absence de quantité suffisante de vaccin pour tous les ruminants des nouvelles zones réglementées, avant la reprise d’activité vectorielle du printemps prochain », a précisé la préfecture, qui poursuit : « De plus, il apparaît à ce stade que ce BTV-4 ne provoque aucune maladie, tant sur les bovins que sur les petits ruminants. En outre, les mesures de restriction des mouvements des animaux sont très coûteuses, mal acceptées socialement et économiquement, et elles ont montré leur limite ».

Des collectifs d’éleveurs anti-vaccination

Un arrêté publié au Journal officiel du 31 décembre a bien confirmé la fin de cette vaccination obligatoire contre le sérotype 4, dont le coût était pris en charge par l’État, et le passage en zone réglementée BTV4-8 de toute la France. Les animaux peuvent donc de nouveau circuler librement sur tout le territoire. Une décision dont se félicite la Confédération paysanne qui avait organisé une journée de sensibilisation sur la question fin décembre. « Des collectifs pour la liberté vaccinale se sont développés dans cinq départements et une pétition a été mise en place avec les paysans bio de la Fédération régionale de l’agriculture biologique Auvergne-Rhône-Alpes, les vétérinaires du GIE Zone Verte et ces collectifs », réunissant plus de « 27 000 signataires », a d’ailleurs rappelé le syndicat dans un communiqué du 2 janvier.

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Vaccination obligatoire pour l’export

Pour autant, cette vaccination reste obligatoire pour exporter les animaux vers l’Espagne ou l’Italie à moins de payer un test (PCR) pour prouver la séronégativité de l’animal et une désinsectisation durant le transport, selon une instruction technique. Pour certaines destinations européennes, l’animal destiné à l’export doit être vacciné et issu d’un troupeau vacciné. La vaccination revient donc « à la charge des éleveurs ». « Les priorités dans l’attribution des vaccins, seront concertées et décidées par les fédérations professionnelles qui devront commander les vaccins dont elles estiment avoir besoin », conclut le communiqué de la préfecture de l’Ardèche. Dans le cas des pays tiers, le site Exp@don répertorie par fiches techniques les conditions exigées pour chaque pays.