Dans un rapport sur les perturbateurs endocriniens, l’agence européenne pour l’environnement estime que les preuves sont suffisantes pour que le principe de précaution soit appliqué à ces produits (phytosanitaires notamment) en attendant que des études plus poussées soient menées.
L’agence européenne pour l’environnement (EEA) confirme dans un rapport publié le 10 mai que les perturbateurs endocriniens pourraient être à l’origine d’une augmentation significative des cas de cancers, de diabète d’obésité, de baisse de la fécondité et de problèmes de développement neurologique chez les humains et les animaux. Ces molécules qui peuvent être des pesticides, des produits chimiques ou encore des cosmétiques ont des effets sur le système endocrinien, notamment des enfants qui peuvent avoir des conséquences sur leur santé des années plus tard. Le rapport montre qu’il existe des preuves solides des effets dommageables de perturbateurs endocriniens sur certaines espèces animales et dans des études de laboratoire. Par contre, les effets des perturbateurs endocriniens sur les êtres humains sont plus difficiles à démontrer, en raison de la longueur des études, de leur coût et les difficultés méthodologiques. D’autant qu’il semble que des « effets cocktail » existent.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.