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Bien-être animal L’étiquetage des conditions d’abattage en question

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La Commission européenne doit présenter en avril 2014 un rapport sur l’opportunité d’étiqueter la viande issue d’animaux abattus sans étourdissement. Les Pays-Bas et la Suède demandent à Bruxelles de présenter des propositions sur ce sujet aussi rapidement que possible.

Les Pays-Bas ont demandé à la Commission européenne, à l’occasion de la réunion du Conseil agricole du 15 juillet, d’avancer sur la question de l’étiquetage de la viande d’animaux abattus sans étourdissement. « Nous considérons qu’il est essentiel d’informer correctement les consommateurs sur les produits qu’ils achètent. Cela inclut une plus grande transparence sur la méthode d’abattage utilisée », a indiqué la ministre néerlandaise Sharon Dijksma, soutenue par la Suède. Les Pays-Bas demandent donc à la Commission de procéder rapidement à l’étude qu’elle a prévue sur la question, et de présenter des propositions appropriées à ce sujet aussi rapidement que possible.
Dans l’UE, l’abattage sans étourdissement est autorisé à titre de dérogation dans le cadre de certains rites religieux (hallal, casher) mais il existe des suspicions de dérives de ces dérogations dans certains États membres. Le Parlement européen a adopté, en juillet 2012, une résolution demandant, lui aussi, à la Commission d’accélérer son évaluation sur l’étiquetage de la viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement et de s’engager à une plus grande transparence sur les méthodes d’abattage qui n’ont pas recours à l’étourdissement des animaux. « Il n’est pas encore évident que les consommateurs de l’UE soient intéressés de recevoir de telles informations. Compte tenu de cette incertitude, la Commission a décidé – dans le cadre de la stratégie de protection des animaux de l’UE 2012-2015 – de lancer une étude sur la possibilité de fournir aux consommateurs des informations sur l’étourdissement des animaux dont les résultats sont attendus en avril 2014 », a indiqué le commissaire européen à la santé, Tonio Borg.
L’Espagne a tenu à souligner qu’il fallait avant toute décision évaluer précisément le coût d’une telle mesure et ne pas oublier que les importations ne sont pas soumises aux mêmes exigences de bien-être animal.

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