Alors que la Commission n’a toujours pas rendu ses conclusions sur l’obligation d’étiqueter l’origine des viandes dans les plats préparés, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir révèle une étude qu’elle a menée sur les engagements des professionnels pour mettre en place un étiquetage volontaire de l’origine des viandes transformées. Elle constate que « dans presque tous les rayons, les produits restent majoritairement muets sur la provenance des viandes, seuls 38% des produits portent la mention recherchée ». Pour les viandes fraiches, le résultat est meilleur, ¾ des produits indiquant l’origine. Elle remarque également que les mentions valorisantes, telles que « Pur bœuf », « Transformé en France » ou « Viande contrôlée avec soin », sont utilisées dans 70% des cas comme « cache misères pour faire oublier aux consommateurs l’opacité sur l’origine » et n’ont d’autre but que d’être des « accroches marketing ». L’UFC-Que Choisir dénonce par ailleurs les engagements en trompe l’œil de la grande distribution : sur les neuf enseignes étudiées, seules deux, Picard et Auchan, mentionnent l’origine sur un grand nombre de leurs produits (respectivement 78% et 83%). Les mauvais élèves sont Leclerc (18% des produits portent la mention d’origine) et Monoprix et Leader Price qui n’en font jamais mention. Du côté des industriels des plats préparés, quatre seulement informent correctement le consommateur : Panzani, Marie, Findus et Fleury Michon. Six ne donnent aucun renseignement : Zapetti, William Saurin, Barilla, Charal (du groupe Bigard, dont le président est un ardent défenseur de l’étiquetage de l’origine des viandes au sein du Sniv-Sncp), Maggi, Louis Martin.
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