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Porcs L’étiquetage VPF en progression dans les rayons

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L’assemblée générale d’Inaporc (interprofession porcine) se tenait à Paris, le 2 juillet. L’occasion d’annoncer que la marque Viande porcine française (VPF) continue sa progression depuis décembre 2012.

«Pour la période de juin 2013, 45% des références respectent l’accord interprofessionnel volontaire, en indiquant l’origine de la matière première quelle qu’elle soit (Viande porcine française, Origine France ou de type Origine UE », a déclaré Didier Delzescaux, directeur de l’Ifip (institut technique du porc), lors de l’assemblée générale d’Inaporc (interprofession porcine) à Paris, le 2 juillet. Le suivi porte sur plus de 6 800 références dans 22 enseignes différentes appartenant à 10 groupes d’enseignes (Auchan, Carrefour, Leclerc, Système U, Intermarché, etc). Depuis décembre 2012, la plus grande progression est observée pour la marque VPF (+1,5%), suivie de près par l’étiquetage de type origine UE (+1,4%). Globalement, VPF progresse pour les produits peu ou pas transformés comme la viande fraîche. Au contraire, l’étiquetage UE gagne du terrain sur les produits transformés type jambon cuit. La filière ne compte pas s’arrêter là. Guillaume Roué, directeur d’Inaporc, explique qu’ils n’inventeront pas un nouveau cahier des charges. La stratégie est de valoriser le travail déjà réalisé par la filière. Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (FNP), a renouvelé sa demande aux distributeurs de mettre en valeur la marque VPF dans les rayons, tout comme c’est le cas pour les produits issus de l’agriculture biologique. « On a une idée de mettre en place un rayon viande française pour la charcuterie par exemple. On peut essayer », a répondu François Lebon, directeur des produits frais traditionnels chez Carrefour.
 
Suite et fin à Bruxelles
Si l’étiquetage volontaire progresse, une large majorité de la filière française souhaite qu’il soit rendu obligatoire. À court terme, le souhait est illusoire, alors que le 26 juin dernier les députés ont renoncé à adopter des amendements dans la future loi de Consommation, notamment celui sur l’obligation d’étiqueter l’origine des viandes. Mais Jean-Guillaume Bretenoux, conseiller en productions animales de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, soutient : « Il y a eu un rejet d’amendements, mais nous portons le sujet à Bruxelles pour que l’obligation soit rendue possible». À l’automne prochain, les autorités européennes devront se prononcer sur l’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes fraîches et des plats préparés. Cette obligation ne rassemble pas l’ensemble de la filière française : la FICT (Fédération des industriels charcutiers traiteurs) s’oppose à une obligation d’étiqueter l’origine nationale des viandes. « Si les transformateurs étaient à même économiquement de jouer la carte de l’origine française, ils le feraient. Mais depuis plusieurs années, ils subissent une compression considérable de leurs marges », remarque Alain Berger, délégué interministériel à l’agroalimentaire et à l’agro-industrie, présent à l’AG d’Inaporc. Les importations de pièces de découpe européennes pour une transformation dans les industries françaises inquiètent la filière. Dans cette situation, Alain Berger rappelle que la gestion des flux de pièces avant et de pièces arrière des carcasses n’est pas la même : les premières étant destinés à être transformées, les secondes plutôt à être consommées en viande fraîches. « La gestion des flux de matières pour les industriels doit être prise en compte. Une réponse collective incluant tous les maillons de la filière est nécessaire », insiste le délégué interministériel.

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