L’Union européenne a annoncé, le 31 mars, sa volonté de sanctionner les Etats-Unis par mesure de rétorsion à leur système de subventions de certains secteurs économique dont l’agroalimentaire, jugé illégal au niveau international – « l’amendement Byrd » de 2000.
A partir du 1er mai, plusieurs dizaines de produits en provenance des Etats-Unis seront frappés d’un droit de douane additionnel de 15%. Il s’agit de produits d’origine agricole (le maïs par exemple) et d’une grande diversité de produits textiles et de papier. Cette mesure de rétorsion représente un peu moins de 28 millions de dollars, indique la Commission européenne. Les Etats-Unis ont immédiatement réagi en « regrettant que ce pas soit franchi. (Nous) travaillons pour nous mettre en conformité avec les règles de l’OMC (…) », plaident-ils tout en promettant de prêter une grande attention à ce que « les Américains soient traités équitablement ».
Pourtant, les 28 millions de dollars représentent peu de choses, comparés au milliard de dollars de subventions versés par les Etats-Unis – et qui justifie la décision européenne, prise avec l’aval de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les produits alimentaires, surtout les pâtes, figurent parmi les principaux secteurs soutenus par l’Amérique du Nord au titre d’une loi de 2000 sur la compensation pour continuation du dumping et maintien de la subvention, l’amendement Byrd.
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1,6 milliard de dollars
L’aide des Etats Unis pourrait atteindre 1,6 milliard de dollars à la fin de l’année mais, prévient la Commission européenne, une « liste de réserve » peut permettre d’augmenter les sanctions sur les exportations américaines vers l’Europe. L’Union européenne a l’appui de l’OMC depuis la fin 2004 pour imposer des mesures de rétorsion, de même que le Brésil, le Canada, le Chili, la Corée, l’Inde, le Japon et le Mexique. Ces pays, le Canada en particulier, pourraient annoncer à leur tour des sanctions à l’encontre des produits originaires des Etats-Unis, dit-on à Bruxelles.