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Rentrée politique L’Europe vue par les Néerlandais

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Autocontrôle, réglementation limitée au strict nécessaire, primauté des gouvernements sur les instances européennes, la présidence néerlandaise de l’Union à Vingt-cinq imprime sa marque sur la rentrée des institutions communautaires.

A Lisse aux Pays-Bas, où se déroulait un Conseil informel des ministres de l’Agriculture des Vingt-cinq, du 5 au 7 septembre, et jusque dans les réunions de reprise des commissions parlementaires, les ministres néerlandais affichent leur volonté de lâcher l’emprise réglementaire sur les entreprises. Sur la sécurité alimentaire par exemple, Cees Veerman, le ministre de l’Agriculture des Pays-Bas, a souligné qu’il était nécessaire « d’avoir plus d’interactions entre les gouvernements et le secteur privé». Le processus de concentration dans la grande distribution pousse la poignée de « g ros acteurs à fixer leurs propres standards de sécurité pour répondre aux besoins des consommateurs», se félicite-t-il. La tendance à la concentration « va se poursuivre et (…) ses effets se feront sentir sur la durée dans tous les Etats membres et dans d’autres régions du monde », a-t-il prédit.

Habitudes nationales

Il s’exprimait à l’issue de la réunion des ministres qui avait pour thème : « L’agriculture dans le collimateur : qui est responsable de quoi ? ». L’objectif était de réfléchir à la répartition des rôles entre les acteurs publics et les acteurs privés, dont l’équilibre serait donc à revoir, selon le ministre néerlandais, même si la sécurité alimentaire reste, « bien sûr », dans le champ de compétence des gouvernements !

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Par ailleurs, sur la question des allégations nutritionnelles et de santé, un dossier majeur pour l’industrie agroalimentaire dans les prochaines semaines, un autre ministre néerlandais, celui de la Santé cette fois, a souligné devant des eurodéputés qu’il ne fallait pas aller trop loin dans la régulation : les habitudes nationales doivent être prises en compte et rester de la compétence des Etats membres.