Le ministère de l’Agriculture français s’est félicité, le 3 mars, de la levée partielle de l’embargo chinois sur la viande bovine française. Cette décision, qui s’appliquera à la viande désossée des bovins âgés de moins de 30 mois, constitue un préalable indispensable mais pas suffisant à la reprise des exportations. Il faut désormais négocier un protocole, puis présenter une liste d’entreprises candidates à un agrément délivré par les autorités chinoises. « Tout cela peut prendre deux ou trois ans, commente un observateur. Pour la charcuterie, ces deux étapes ont duré environ quatre ans. » La levée partielle de l’embargo, décidée par les autorités chinoises suite à la visite de Bernard Cazeneuve, du 21 au 23 février, n’en est pas moins une excellente nouvelle, attendue depuis près de neuf ans ! Pour rappel, la France a retrouvé le statut de pays « à risque maîtrisé » auprès de l’Organisation mondiale la santé animale en 2008.
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Chiffrer les importations de viande bovine en Chine n’est pas simple (une partie de la marchandise transite par Hong Kong), mais Interbev, qui s’est félicité de cette annonce dans un communiqué, estime que « la Chine est le deuxième importateur mondial de viande bovine avec près de 1,1 Mt importées tous les ans ». Actuellement, ces importations proviennent principalement d’Amérique du Sud et d’Océanie, Brésil et Australie en tête. En Europe et en Amérique du Nord, seuls le Canada et la Hongrie peuvent exporter. Les États-Unis, l’Irlande, le Danemark et les Pays-Bas ont tous vu leur embargo levé plus ou moins récemment, et les Pays-Bas seraient proches de la signature d’un protocole.