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Santé animale L’évolution de l’épizootie de Schmallenberg conforme aux prévisions

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Des cas de virus de Schmallenberg continuent à être découverts en Europe, comme l’avaient prévu les experts du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale. L’Espagne a rejoint la liste des États membres touchés par l’épidémie avec un cas décelé en Andalousie. L’embargo imposé par la Russie sur le bétail européen sera à l’ordre du jour du Conseil agricole du 20 mars.

La réunion du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (SCFCAH) les 8 et 9 mars, a permis à la Commission européenne et aux Etats membres de faire le point sur l’épizootie de virus du Schmallenberg (1). Comme prévu, le nombre de nouvelles naissances de petits ruminants touchés par des malformations du fait d’une infection par le virus est en train de baisser, alors que de plus en plus de veaux malformés naissent. Ceci est lié au temps de gestation des animaux (plus long pour les bovins que pour les ovins ou les caprins). D’autre part, l’impact du virus de Schmallenberg semble limité : les cas de malformations décelés sont faibles au regard du nombre d’animaux qui a été au contact du virus, estiment les experts. Au total, 879 cas ont pour le moment été découverts en Allemagne, 486 en France, 205 en Belgique, 143 aux Pays-Bas, 121 au Royaume-Uni, 7 au Luxembourg et 1 en Italie. L’Espagne s’est rajoutée à cette liste, le 13 mars, en annonçant qu’un agneau était né avec les symptômes de la maladie en Andalousie. Le Comité a, par ailleurs, de nouveau estimé que les restrictions ou demande de certification supplémentaires sur des animaux vivants ou leurs produits en raison de l’apparition du virus de Schmallenberg dans l’UE étaient disproportionnées et scientifiquement injustifiées (2).

Des restrictions pourraient être prises par une dizaine de pays

Le Parlement européen s’est également penché sur la question le 15 mars. Certains députés ont demandé à la Commission européenne d’adopter une obligation de notification européenne (actuellement cette notification se fait sur une base volontaire) afin que les éleveurs touchés puissent demander des compensations. Un certains nombre d’eurodéputés ont aussi exhorté la Commission à réagir plus vivement face aux restrictions d’importations imposées par des pays tiers. « Dix pays tiers s’apprêtent à appliquer ou appliquent déjà des restrictions sur les animaux vivants en provenance de l’UE », a confirmé la commissaire européenne Connie Hedegaard, qui représentait la Commission devant le Parlement. Elle a cependant assuré que les services de Bruxelles étaient en discussion avec les autorités russes notamment pour mettre fin à cet embargo.
Cette question des restrictions d’importation de viande – notamment de porc – imposées par la Russie sera à l’ordre du jour des discussions du Conseil agricole du 20 mars (3).

(1) Voir n° 3340 du 5/03/12
(2) Voir n° 3341 du 12/03/12
(3) Voir même numéro

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