Le commerce des produits alimentaires entre l’UE et le reste du monde a enregistré un regain d’activité en 2004, avec une augmentation de 4 % des exportations, à 45,153 milliards d’euros, et de 8 % des importations, à 40,7 milliards d’euros, selon des chiffres publiés le 1er septembre par la Confédération européenne des industries agroalimentaires(CIAA). Celle-ci souligne toutefois l’érosion progressive de sa balance commerciale qui est restée bénéficiaire en 2004, à 4,447 milliards d’euros, mais dont l’excédent a nettement chuté (-37 %) depuis 2002, date à laquelle il était de 7,024 milliards.
Les Etats-Unis restent la première destination pour les produits agroalimentaires européens, avec 22,3 % du total des exportations, ce qui représente plus de 10 milliards d’euros. Mais, depuis 2002, ce marché stagne. L’aspect dissuasif pour les nouveaux exportateurs des mesures de lutte contre le bioterrorisme n’est pas à écarter, même s’il est « difficile à évaluer », note un expert. Certains secteurs sont en difficulté, au premier rang desquels les boissons. Celles-ci ont enregistré un recul de 2,5 % mais représentent toujours plus de la moitié des exportations vers les Etats-Unis, en valeur. Autre secteur mal orienté : la confiserie, avec -9 %. Le Japon reste la seconde destination des exportations agroalimentaires de l’UE, à 3,6 milliards d’euros. Mais il est talonné par la Russie où s’affichent de belles progressions. Et ce malgré les différends commerciaux dans les domaines phytosanitaire et vétérinaire. Côté importations, le Brésil et l’Argentine dominent. Ils s’arrogent respectivement 11,6 % de part de marché (4,724 milliards d’euros) et 9 % (3,675 milliards d’euros). Mais les plus fortes progressions par zone sont affichées par les pays d’Asie du Sud (+37% en 2004) et les pays méditerranéens (+21%).
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