La commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a salué le 23 janvier, dans un tweet, la conclusion d’un accord, le même jour à Tokyo, entre les onze pays membres du Partenariat transpacifique (TPP) – sans les États-Unis de Donald Trump qui s’en sont retirés l’année dernière. L’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam doivent se réunir le 8 mars au Chili pour la signature officielle de leur futur traité de libre-échange, a annoncé, à l’issue d’une dernière session de pourparlers, le ministre japonais de l’économie, Toshimitsu Motegi. Selon lui, cet accord – le Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership ou CPTPP – est un moyen de contrer « le protectionnisme qui monte dans certaines régions du monde ». Il prévoit l’élimination des tarifs douaniers sur des produits industriels et agricoles entre des économies dont les échanges commerciaux ont totalisé 356 milliards $ en 2017.
L’accord sur le TPP à onze aura pour effet, estime-t-on du côté canadien, d’amener le secteur agricole américain à accroître ses pressions sur Washington pour que les États-Unis restent dans l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui fait l’objet d’une renégociation réclamée par Donald Trump.
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Une sixième série de pourparlers se tenait dans ce cadre du 23 au 28 janvier à Montréal entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Le président américain a considéré récemment que ces discussions progressaient « plutôt bien ».