Alors que plusieurs secteurs agricoles continuent de souffrir, l’attention se focalise à Bruxelles sur les négociations de libre-échange avec des pays tiers qui se révèlent de redoutables concurrents. Avec le Mercosur, les pourparlers vont être relancés, mais la Commission de Bruxelles, qui représente l’UE, fait face à un tir de barrage de nombreux États membres, d’eurodéputés et des organisations professionnelles. Ceux-ci jugent aberrant que l’offre d’accès au marché envisagée par les services européens chargés du commerce inclue d’ores et déjà des contingents d’importation tarifaires pour des produits dits sensibles. Les négociateurs de l’UE vont donc faire marche arrière en excluant la viande bovine et l’éthanol. Pour le moment du moins. Avec les États-Unis, les pourparlers sur le Partenariat transatlantique se heurtent, là aussi, à de fortes oppositions qui ont été exacerbées par la fuite de documents confidentiels. Lesquels démontrent non seulement que, globalement, les Européens proposent et les Américains… rechignent et exigent, mais aussi qu’on est loin du compte, alors même que, au plus haut niveau, Washington et Berlin disent vouloir conclure d’ici la fin de l’année. Objectivement, les objectifs et la tactique des négociateurs de la Commission sont difficiles à cerner, même si l’on peut comprendre leur obligation de discrétion. À cela s’ajoute une autre inconnue : l’évolution du contexte politique tant aux États-Unis que dans certains pays membres de l’UE et du Mercosur. Sans parler d’un éventuel Brexit.
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