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Libre-échange euro-canadien : les organisations agricoles de l’UE craignent un retard

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« Notre grande priorité est de signer l’Accord économique et commercial global (CETA) cette année afin qu’il entre en vigueur en 2017 », soulignent, dans une déclaration conjointe publiée le 21 avril, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, et la ministre canadienne du commerce international, Chrystia Freeland. Selon elles, le CETA « constitue la nouvelle référence mondiale en matière d’accords commerciaux progressistes ».

Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) craignent toutefois un possible retard dans la procédure d’adoption de cet accord, « opportunité sans précédent pour la croissance et l’emploi ». Elles ont fait part à l’ambassadeur canadien auprès de l’Union européenne, Daniel J. Costello, de leurs préoccupations concernant l’impact éventuel sur la ratification du CETA des divergences entre l’UE et Ottawa sur la question des visas.

Problème de visas

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L’Union compte se prononcer d’ici mi-juillet sur une éventuelle suspension de la réciprocité des visas avec le Canada, faute d’une exemption appliquée par ce pays aux ressortissants de tous les États membres de l’UE.

« Pour tirer avantage de toutes les opportunités offertes par un tel accord commercial, nous devons assurer une égalité de traitement et une circulation fluide des personnes lorsqu’il s’agit du commerce », explique le Copa-Cogeca, qui demande à l’ambassadeur de « passer le message » à son administration nationale.

Les organisations agricoles de l’UE rappellent que l’accès au marché prévu par le CETA pour les produits agricoles sensibles « représente à la fois un défi et une opportunité » pour les acteurs économiques de l’UE.