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En direct de Bruxelles Libre-échange : la course à l’échalote

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Les feux de Bali à peine éteints, après un mini-accord multilatéral qui évite à l’OMC de couler, les ministres du commerce de douze pays se sont précipités à Singapour pour débattre à huis clos de la création du TPP, un ambitieux Partenariat trans-Pacifique dont les Américains sont les promoteurs. À ne pas confondre, bien sûr, avec le TTIP, le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre l’UE et les États-Unis, dont la troisième session de négociation se tient du 16 au 20 décembre à Washington. Parallèlement se poursuivent d’innombrables pourparlers pour d’autres accords bilatéraux ou inter-régionaux. Ainsi les Européens sont-ils actuellement en discussion pour libéraliser les échanges avec le Canada (un accord politique a déjà été signé avec Ottawa le 18 octobre), le Japon, le Vietnam, la Malaisie (tous les trois parties prenantes au projet de TPP), la Thaïlande et l’Inde, mais aussi pour conclure des « accords de libre-échange approfondi et global » (DCFTA) avec le Maroc (la Tunisie, l’Égypte et la Jordanie devraient suivre) ou encore des « accords de partenariat économique » (EPA) avec les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Sans parler du Mercosur. Ce maelstrom a-t-il un sens ? Certainement, répondent les négociateurs de la Commission de Bruxelles, expliquant que, selon le FMI, 90 % de la demande mondiale seront à l’avenir générés en dehors de l’UE. Et que, si les Européens bouclaient demain toutes leurs négociations de libre-échange, leur richesse augmenterait de 2,2 %, soit 275 milliards €, c’est-à-dire l’ajout à l’économie de l’UE d’un pays comme l'Autriche ou le Danemark. Ah bon ?

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