« Une étude révisée sur l’impact économique cumulé des accords de libre-échange sur le secteur agricole de l’UE est en cours et devrait être publiée très prochainement. » C’est la déclaration faite le 12 février par le vice-président exécutif de la Commission européenne en charge du Commerce international, Valdis Dombrovskis, lors d’un échange de vues avec les eurodéputés de la commission de l’Agriculture. Alors que son homologue Janusz Wojciechowski avait annoncé sa publication pour le 29 janvier lors du dernier Conseil des ministres de l’Agriculture et que les experts agricoles de l’UE devaient en débattre le 12 février, un flou entoure toujours la date de parution de cette étude, préparée par le centre commun de recherche (JRC), qui n’est pourtant qu’une mise à jour d’un précédent document dont la dernière version a été publiée en 2021.
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Le commissaire letton a indiqué qu’elle devrait tout de même confirmer les tendances positives des accords commerciaux pour l’agriculture européenne observées par le passé dans les précédentes versions, en dépit d’une méthodologie controversée, déjà épinglée par les organisations professionnelles et les parlementaires européens à l’époque. Toutefois, il assure que Bruxelles met tout en œuvre pour protéger ses secteurs agricoles sensibles lors des négociations commerciales, citant en exemple « les demandes irréalistes » de l’Australie rejetées par la Commission européenne qui ont fait échouer les négociations en novembre 2023. Pour minimiser les risques, Valdis Dombrovskis ajoute que « nous n’accordons à nos partenaires commerciaux qu’un accès très limité au marché en ouvrant de petits volumes de quotas qui, pour les produits sensibles dans nos négociations clés, ne représentent pas plus de 1,5 % de la production intérieure de l’UE ». En parallèle, le commissaire précise que la protection du secteur agricole de l’UE passe aussi par la défense des intérêts offensifs tels que les indications géographiques.