Le caractère sensible de certains secteurs de l’agriculture de l’UE sera « pris en compte » au cours des discussions préparatoires et négociations pour la conclusion d’accords de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, assurent les commissaires européens au commerce et à l’agriculture, Cecilia Malmström et Phil Hogan, dans un courrier adressé au Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l’UE). Soulignant les « opportunités » offertes par ces deux marchés, « y compris pour les produits agricoles », les deux commissaires reconnaissent que les questions sanitaires et phytosanitaires (SPS) seront des « sujets importants » lors de ces pourparlers. Avec la Nouvelle-Zélande, l’UE a un accord vétérinaire qui « fonctionne bien », et l’intention est d’étendre cette « excellente coopération », aux matières phytosanitaires par exemple, indiquent-ils. Dans le cas de l’Australie, « certaines mesures SPS constituent de réels obstacles aux échanges, et la Commission s’efforcera de traiter ces sujets ».
La protection des IG « au premier plan »
La reconnaissance et la protection renforcées des indications géographique seront aussi « au premier plan » dans les discussions préparatoires pour ces accords de libre-échange, ajoutent Cecilia Malmström et Phil Hogan. « Actuellement, l’accord UE-Australie sur le vin fournit une protection aux IG viticoles et la Nouvelle-Zélande adoptera bientôt une loi sur l’enregistrement des IG (vins et spiritueux) », précisent-ils.
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En février dernier, Phil Hogan avait déclaré aux ministres de l’agriculture de l’UE que les pourparlers commerciaux avec ces deux pays devraient être lancés en 2017, et que la Commission « analysera soigneusement l’impact sur les secteurs hautement sensibles comme le lait, la viande bovine et ovine » (1).
(1) Voir n° 3534 du 22/02/16