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Production porcine L’Ifip pointe les insuffisances de productivité françaises

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Une étude de l’Institut du porc expose les différentiels de productivité entre pays d’Europe (Allemagne, France, Pays-Bas, Danemark). Les éleveurs français ne sont pas les plus efficaces en termes de kilos de carcasse produits par heure. Ils investissement également moins dans ce sens. Par contre, ils ont optimisé la prolificité des truies, la valorisation des aliments par les animaux et les bâtiments.

«Les meilleurs élevages français atteignent les mêmes niveaux d’efficacité du travail que les Danois et les Néerlandais, témoignant du fait que l’écart entre pays se creuse surtout avec le retard de modernisation et d’investissement en France ». Ce constat de l’Institut du porc (Ifip), publié dans son mensuel d’information économique « Baromètre porc » de mars, fait suite à une étude comparant la productivité du travail en élevage porcin en Europe. Entre l’Allemagne et la France, les temps de travail par truie et par an sont proches, comme les tailles d’élevage : 21,3 h/truie/an en France (183 truie) pour 19,7 h/truie/an pour l’Allemagne (170 truie). Par contre, le tiers supérieur des élevages français se rapproche de 13,9 h/truie/an, soit un niveau légèrement supérieur à la moyenne des élevages danois (15,1 h/truie/an) et néerlandais (16,6 h/truie/an).

Plus efficace mais plus lourd en investissement

L’éleveur néerlandais est le meilleur producteur de kilo carcasse à l’heure (141 kg carc produits/h), mais son gain de productivité entre 2004 et 2009 reste inférieur (+33,8%) à celui de l’éleveur allemand (+40,5%). De plus, « les différences d’efficacité sur le naissage sont édifiantes : 3,3 porcelets sortis post-sevrage par heure de travail aux Pays-Bas, 2,6 au Danemark mais seulement 1,6 en France », observe l’Ifip. Par ailleurs, l’Ifip constate qu’« un travailleur dans une exploitation spécialisée pratiquant le naissage et l’engraissement, gère 168 truies au Danemark et 146 aux Pays-Bas, contre 94 en France et 86 en Allemagne. » Reste que « la meilleure efficacité du travail dans les élevages nordiques ne s’accompagne pas d’un meilleur revenu pour l’éleveur ». Cette observation de l’Ifip s’explique par d’importants investissements, financés largement par des emprunts, qui certes garantissent une meilleure efficacité mais plombent les résultats financiers. En France, le travail en élevage a été beaucoup moins optimisé que les animaux, l’aliment ou le bâtiment, note également l’Ifip.

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