Abonné
La consommation de produits alimentaires locaux par les Franciliens est encore faible, mais si ceux-ci en faisaient la demande la région serait bien en peine de les satisfaire. Tel est l’un des principaux enseignements d’un rapport du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) présenté le 13 avril. « L’Ile-de-France consacre 50% de ses terres à l’agriculture, ce qui est n’est pas mauvais pour une région fortement urbanisée. Mais cette agriculture est principalement tournée vers la grande culture céréalière et les oléagineux, à 94% », explique Maurice Toullalan, rapporteur du document. Il constate que l’Ile de France « perd entre 1 500 et 1 700 ha par an en moyenne, à ce rythme il n’y aura plus de terre agricole dans les 200 ans », car avec 19% de la population française, les 12 millions de Franciliens sont de gros consommateurs.
Faire évoluer les modes de consommation
La Région offre également la particularité d’accueillir des populations issues des horizons les plus divers, ce qui conduit à une diversité de la demande alimentaire qui dépasse très largement les possibilités offertes par la production agricole locale. Par ailleurs, ils ont des habitudes de consommation qui devront s’adapter « aux bouleversements qui risquent de perturber durablement les équilibres du marché mondial des produits agroalimentaires ». Ils devront abandonner certaines habitudes comme consommer des produits qui ne respectent pas les rythmes saisonniers de la nature, comme des tomates en hiver. Mais pour les satisfaire, il faudra encourager l’agriculture locale ou celle située dans les régions limitrophes. Cela passe par une agriculture plus raisonnée, voire biologique, mais cette dernière est loin de percer en Ile-de-France, regrette le rapporteur.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre