Dernière ligne droite pour la nouvelle génération des Labels rouges en viande bovine. Le comité national de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) a validé le 28 janvier les nouvelles règles s’appliquant aux labels rouges du secteur. Ces « conditions de production communes », socle commun aux labels rouges existants en viande bovine, devraient donc entrer en application au premier semestre 2020, après finalisation de leurs modalités de contrôle, puis signature et publication de l’arrêté interministériel. Aucune notification à la Commission européenne n’est nécessaire, le Label rouge étant un signe de qualité français.
Ces nouvelles règles fixent un minimum de 80 % d’autonomie fourragère pour les exploitations, proscrivent les OGM et l’huile de palme dans l’alimentation du bétail, ainsi que les traitements antibiotiques durant les quatre derniers mois de vie des animaux. S’y ajoutent deux nouvelles mesures sur le bien-être animal : analgésie ou anesthésie en cas d’écornage ou de castration, et intégration progressive de BoviWell (outil d’évaluation du bien-être animal).
La version approuvée le 28 janvier était la deuxième proposée par la fédération Fil Rouge (1). Cette structure, qui rassemble les gestionnaires des labels rouges gros bovins, y a intégré des réponses aux oppositions formulées par plusieurs ONG de protection animale, lors d’une consultation publique ouverte à l’été 2019. Leurs remarques portaient notamment sur l’étourdissement, la gestion de la douleur et l’alimentation des animaux.
Dans son plan de filière, l’interprofession Interbev a fixé l’objectif de 40 % de viande bovine sous label rouge d’ici 2023 (contre 3 % en 2017). Par ailleurs, la contractualisation est désormais obligatoire pour ces viandes, d’après un accord interprofessionnel du 22 mai 2019, étendu le 10 décembre (2).
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(1) Voir n°3717 du 18/11/2019
(2) Voir n°3723 06/01/2020
80 % d’autonomie fourragère, alimentation sans huile de palme ni OGM