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Signes de qualité et d’origine L’INAO veut expliquer davantage les signes de qualité aux consommateurs

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L’Institut national de la qualité et de l’origine (INAO) veut expliquer davantage les signes de qualité et d’origine aux consommateurs, a indiqué son président, Michel Prugue, présentant les vœux de l’établissement le 18 janvier.

À l’occasion des vœux de l’INAO, Michel Prugue, a évoqué lors de son discours une réflexion « sur l’investissement », qui consistera principalement pour l’institut à « communiquer » en direction des consommateurs sur ce que sont les signes de qualité et d’origine ».
L’objectif est de rendre ces derniers plus compréhensibles, face aux marques. Celles-ci sont des notions simples, reposant essentiellement sur des actions de marketing. Au contraire, les signes de qualité nécessitent un travail d’explication car leurs critères sont multiples : ils se référèrent à des coutumes alimentaires, à des emplois, à l’équilibre économique des territoires, à la culture (gastronomie), a détaillé le président de l’INAO.

INAO : bilan et perspectives

Retraçant les actions de l’année écoulée, le président de l’INAO Michel Prugue a mentionné un « travail colossal sur les cahiers des charges viticoles », avec le lien à l’origine pour les AOC (appellations d’origine contrôlée), et avec la mise en place du cadre pour les IGP (Indications géographiques protégées). De même, l’INAO a poursuivi son travail de consolidation des cahiers des charges des produits laitiers et agroalimentaires bénéficiant d’une AOC ou d’une IGP. 2010 a été une année « fertile », la Commission européenne ayant enregistré dix nouvelles IGP (saucisse de Morteau, mogette de Vendée, génisse Fleur d’Aubrac, jambon de l’Ardèche, pintadeau de la Drôme, etc.) et trois nouvelles AOP (Maine-Anjou, olive de Nîmes et farine de châtaigne corse).
Du côté des labels rouges, dans le seul secteur de la volaille, près de 200 cahiers des charges ont fait l’objet d’une homologation grâce au travail entrepris dès 2008.
« 2011 sera une année riche de débats et de travail », a promis le président de l’INAO. Cette année sera l’occasion de « tirer des premiers bilans » des nouvelles méthodes de travail de l’institut, trois ans après le début de la mise en place de la réforme de l’institut. Un « autre chantier majeur » cette année sera le contrat d’objectifs, qui fixera le cadre de l’action de l’établissement jusqu’à la fin 2013.

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